Fonctionnaires du fisc au bout du rouleau !

Le 22 avril dernier, le journal Le Soleil, publiait une nouvelle mettant en perspective le record et fort taux d’absentéisme chez les employés de Revenu Québec (RQ).

Il appert que les fonctionnaires du Revenu sont les champions incontestés de l’absentéisme au sein de la fonction publique et ce, depuis plusieurs années. Mais ce qui frappe, c’est que d’année en année, cette tendance augmente.

Remarquez, on peut les comprendre aisément. Le boulot ne doit pas toujours être rose, quand on travaille pour le fisc.

Je suis en lien constant avec les gens du fisc, sur une base régulière, pratiquement à tous les jours. Comme partout ailleurs, il y en a des très consciencieux, des travaillants, des zélés, mais aussi des têtus et bêtes. C’est le propre de l’humain et de toute organisation de travail. Comme me disait ma bonne vieille mère « Ça prend de tout pour faire un monde ».

Mais je pense que le taux sans cesse croissant d’absentéisme et de burn-out auprès des employés du fisc met en perspective un problème bien plus profond.

À chaque jour, on demande à des gens de faire un boulot qui, à la limite, dépasse les normes et les capacités de certains à gérer le stress occasionné. Les employés sur la première ligne de front, doivent chaque jour composer avec des contribuables de plus en plus taxés, de plus en plus endettés et de plus en plus frustrés des scandales financiers et politiques.

La grogne du contribuable monte d’année en année, face à un appétit sans cesse insatiable du fisc, à exiger des impôts exorbitant (et nous somme champion au Québec) et à payer des taxes directes et indirectes, sur pratiquement tout.

Pas surprenant qu’à l’occasion, la marmite déborde. On pousse des fonctionnaires au bout de leur capacité et de leurs propres valeurs, pour maintenir le discours étatique du fisc. Certains décrochent, vivent mal avec le niveau de performance que l’on exige d’eux : car l’État à faim, il faut le nourrir constamment et sans relâche et pour cela, il faut une armée de soldats combattifs, déterminés, prêt à aller au front.

À la longue, ça épuise de servir de punching-bag entre un contribuable désemparé et un État fiscalement boulimique.

Ces statistiques devraient sonner l’alarme chez nos grands penseurs (et parfois décideurs), élus. On devrait y voir là un « red flag » assez évident du problème engendré par l’hyper-taxation que vit notre société.

Quand la bonniche rend le tablier, y faut se questionner !

Louis Sirois

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Commentaires

Bon article à mettre dans vos favoris…pour le jour que ces fonctionnaires du fisc ne soient plus au bout du rouleau….puisque lorsqu’ils sont en forme….ils déforment tout sur leur passage.
D’une citoyenne sans travail qui ne paye donc pas de cotisations et qui pourtant doit produire des déclarations pour obtenir…devinez quoi? …des avis de cotisations.
Ah! Si Revenu Québec n’était pas dépendant du fisc canadien…Oups! j’ai rien dit…

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