Restaurants et zappers : le secret est dans le code!
Vous savez ce qu’est un zapper, ou camoufleur de ventes ?
C’est en fait une petite application en extra, que certains restaurateurs ajoutent sur leur logiciel de gestion de caisse enregistreuse et de comptabilité. Avec cet extra, le zapper, un restaurateur peut faire disparaître certaines ventes de ses registres comptables.
Par exemple, un restaurateur peut décider de cacher 30% de toutes ses ventes, décider de ne déclarer que 50% des ventes de boisson et 25% des ventes de repas. Bref, les miracles de l’informatique autorisent toutes sortes de combinaisons qui n’ont de limites que la créativité de ses utilisateurs.
Ainsi, lorsqu’un vérificateur fiscal se présente, notre bon restaurateur peut lui remettre en toute confiance ses résultats de ventes zappées, sauvant ainsi les taxes et impôts escamotés.
En fait, la vie n’est plus aussi simple. Régulièrement, Revenu Québec (RQ) annonce sur son site des Communiqués de presse contre l’évasion fiscale, qu’il a obtenu la condamnation de tel restaurateur, pour utilisation de zapper. L’addition est parfois très salée, assez indigeste et avec brûlements d’estomac garantis.
Plusieurs se demandent comment diable le fisc a-t-il pu mettre la main sur mes véritables chiffres ou encore comment en sont-ils arrivés à de tels résultats.
Si pour certains le secret est dans la sauce, pour d’autres il réside dans le code source informatique.
En effet, bon nombre d’utilisateurs de zapper ignorent que l’informatique est un couteau à deux tranchants. Autant les miracles de la dissimulation sont fantastiques, autant ceux-ci fondent comme neige au soleil lorsque les programmeurs et informaticiens du fisc mettre la main sur LE code.
Mais quel est ce fameux code ? Très simple. Il s’agit d’un tout petit, minuscule et anodin fichier, caché aux confins des lignes de programmation du logiciel de caisse. Sur ce petit fichier tout mignon, on y retrouve le résultat DES VRAIS VENTES, AVANT TOUTE MANIPULATION DE ZAPPING.
Bref, c’est un aide mémoire, un charmant petit journal historique de vos véritables ventes. Avec ce code, on peut voir les vrais de vrais chiffres de ventes, avant toutes manipulations, et ainsi s’amuser entre amis des heures et des heures, en les comparant avec celles déclarées par un bien mal avisé restaurateur.
Évidement, il doit bien certainement y avoir des programmeurs qui s’acharnent à concevoir une patch ou plug in, pour pallier à ce bien malheureux bug informatique.
La guerre que livre le fisc à l’évasion fiscale et au travail au noir dans le domaine de la restauration est loin d’être finie, elle se poursuit maintenant sur le terrain du cyber techno….
En attendant la suite, comme dirait le Sage : Rira bien qui décodera le dernier.
Louis Sirois
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Quand j’habitais sur Lyon je connaissais un commerçant qui utilisait le procédé de la règle : pour les paiements en liquide il utilisait une règle sous sa caisse enregistreuse pour ouvrir la caisse sans avoir à rentrer de chiffre d’affaire; un petit coup sec et la caisse s’ouvrait sans même que le client ne s’en rende compte.